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Alors que la Thaïlande se remet gentiment de ces blessures après un Tsunami destructeur, rappellons qu'il n'y a pas eu que la Thaïlande de touchée. Il n'y a d'ailleurs pas eu qu'un seul Tsunami, il y en a à longueur d'année, mais bon, peut-être n'y a-t-il pas eu assez de morts "blancs" pour celà. En fait, il est plus facile de montrer aux gens des pays "industrialisés" qu'il y a eu des morts et des blessés de chez eux, que de montrer des images d'autochtones dont personne ne s'occupe car ils n'ont même plus de famille pour leur donner une sépulture correcte. Après tout, ceux-là ne sont pas de chez nous!. Et encore, quand je dis montrer, n'avez-vous jamais remarqué qu'on nous montre volontiers des corps mutilés d'enfants noyés si ceux-ci ne sont pas à nous! Alors que pour des raisons éthiques, on ne nous montre pas les nôtres, et pourtant, n'ont-ils pas la même valeur?
On me dit souvent qu'il faut absolument aller en Thaïlande car ils vivent du tourisme là-bas. D'accord, le tourisme n'est pas négligeable en Thaïlande, mais c'est un peu réducteur. C'est comme dire qu'en Afrique on ne vit que grâce au commerce de la banane. Non, ces pays ont bien plus à offrir. Certes, voyager en Thaïlande va faire rentrer des devises dans le pays, mais attention, votre argent ne va pas forcément dans la poche des vraies victimes du Tsunami. Et encore faut-il voir comment on le donne. Il va, à mon avis et pour sa plus grande partie, rentrer directement dans les poches d'une personne qui a assez de fortune pour investir dans un hôtel, et il y a bien des chances que cette personne ne soit pas thaïlandaise.
Alors, que faire? C'est précisément le titre de mon édito.
Personnellement, cela ne me suffit pas de savoir que quelques privilégiés peuvent reconstruire leurs hôtels, certainement dans les mêmes conditions qu'avant, déforestation, pollution et autre. Mais j'aimerais que les médias me parlent un peu plus de ces populations oubliées, de régions que seuls les routards visitent et encore, afin de savoir ce qui a été mis en œuvre pour eux...
Loin de moi l'idée de vous dégoûter d'aller visiter ce magnifique pays, mais je ne pense pas que remplir des avions de touristes pour les emmener sur les mêmes plages soit vraiment la solution pour contrer cette catastrophe climatique.
Peut-être faudrait-il ce poser plus de questions lorsqu'on prépare un voyage. Non pas, s'il y a des plages de sable blanc et si la chambre sera propre? Mais plutôt, qui vais-je rencontrer et comment vais-je le considérer?
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