Paluma Range National Park
Après ce break à Airlie Beach, on reprend notre rythme de croisière: on fait des bornes et on se pose sur une aire de camping d'un Parc national. Cette fois-ci c'est le Paluma Range National Park qui retient notre attention: il a l'air beau, y'a des balades, on peut s'y baigner et camper pour moins que rien.
Nous arrivons au Park après avoir passé deux guets nous laissant présager de belles choses à voir dans le coin.
(Photos 1 & 2)
Le lendemain on remonte la Waterview Creek, très belle rivière dans laquelle j'ai pris un bain rafraîchissant. Cette rivière est très belle mais aussi très variée: en la remontant sur moins d'1 km, on a droit à des eaux calmes au milieu d'une végétation abondante, puis à des eaux agitées cascadant parmi les rochers, et enfin à une chute vertigineuse!
(Photos 3,4,5 & 6)
Un petit chemin mène à un point de vue sur les Jourama Falls, que je vous propose en plans rapprochés puis dans leur ensemble; elles doivent bien faire 200 mètres!
(Photos 7,8 & 9)
Je vous ai laissé le meilleur pour la fin: un petit coin insignifiant à côté duquel j'ai failli passer sans prendre garde à l'harmonie qui se dégage de toute cette verdure, de ces troncs, de ces rochers et de ces eaux dormantes reflétant le tout pour le plus grand plaisir des yeux (en tout cas des miens!).
(Photo 10)
Mission Beach
Nous qui voulions voir de la vraie forêt tropicale humide, nous avons été servis! On y a fait de bonnes balades, aux alentours de Mission Beach et sur Dunk Island, une île située à quelques kilomètres au Sud-Est.
(Photo 11)
Mission Beach doit son nom à une mission aborigène fondée en 1914 et détruite par un cyclone en 1918. Peu avant d'y arriver, on s'arrête à un point de vue sur la Herbert River, qui se jette dans l'océan tout proche.
On s'installe au camping municipal, en bordure de plage. Le lendemain matin, j'ai le plaisir d'être réveillé par les premiers rayons du soleil, qui se frayent un chemin entre les feuilles des palmiers jusqu'à mes yeux ensommeillés.
(Photos 12 & 13)
Balade dans une forêt plus dense, plus verte, plus démesurée que jamais. Les photos rendent difficilement l'atmosphère de la forêt tropicale, d'autant moins qu'elles sont muettes alors que ce type de forêt est parcouru de mille bruits, essentiellement dûs aux oiseaux et aux insectes, qui font parfois un vacarme assourdisssant.
Le casoar est un gros oiseau pouvant peser jusqu'à 60kg pour 1m50. Il est en voie de disparition et la région de Mission Beach est un des derniers endroits du Monde où l'on peut encore en voir (il existe aussi en Nouvelle-Guinée). Il est noir mais des couleurs vives ornent sa tête et son cou. La femelle est plus petite et marron de la tête aux pattes.
(Photo 14)
On espérait en rencontrer un au cours de cette promenade, et sur le chemin du retour, alors qu'on n'y croyait plus, nous avons croisé un couple. L'endroit manquait sérieusement de lumière et je ne peux vous montrer que le mâle (et encore il est un peu flou), bien que j'aie pris de nombreuses photos. Ils n'ont pas fuit à notre approche, on aurait même pu croire qu'ils étaient tranquilles étant donné qu'ils ont marché avec nous pendant quelques minutes; le mâle faisait comme si de rien n'était mais la femelle avait l'air inquiète. Des australiens croisés peu après nous ont confirmé que ces bêtes sont craintives et peuvent devenir agressives si elles se sentent menacées, ce qui est normal pour des animaux sauvages, mais l'émoi provoqué par leur présence à nos côtés fut tel que nous en avons oublié les règles élémentaires de prudence et de respect.
Le lendemain, après un nouveau lever de soleil sur le Pacifique, balade le long de la côte, au Sud de Mission Beach. Nous empruntons le Kenedy Track, sentier côtier longeant la Lugger Bay. Au départ de ce sentier, un panneau nous avertissant de la présence de crocodiles de mer dans les parages nous dissuade d'une éventuelle envie de prendre un bain. Le crocodile de mer, ou crocodile d'estuaire, est beaucoup plus gros et dangereux que son cousin de rivière. Il est présent sur les côtes du Nord de l'Australie, mais aussi dans les fleuves qu'il remonte jusqu'à 100km à l'intéreur des terres. On n'a pas très envie de le rencontrer, ou alors de loin, car il est très friand de chaire humaine...
La côte est découpée et rocheuse. Par endroits nous apercevons de grands eucalyptus perdus dans une immense propriété.
(Photo 15)
La balade se poursuit sur la plage à marée basse, où nous faisons des rencontres insolites: un palétuvier à l'écart de la mangrove (que nous longerons plus loin, avant d'arriver sur une autre plage) et un insecte or et noir dont je tairais le nom (par ignorance!).
(Photo 16)
Et avant d'aller faire un tour sur Dunk Island:
Une petite balade en kayak, à l'aube, sur un océan paisible comme un lac... Et si c'était ça le bonheur?!