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Carnet de voyage
Lac Titicaca, Île de la Luna et... tourista, 2ème partie et fin
Bolivie
Séjour à Copacabana
Dimanche 4 août 2002
Après une bonne nuit à Puno, nous préparons notre entrée en Bolivie. Départ quelque peu chahuté vu le manque d'organisation de l'hôtel. En effet, départ prévu de l'hôtel à 8h00 et rendez-vous à 7h50. Le bus était là à 7h40 d'où un stress imprévu pour partir.
Nous avions liquidé tous nos sol ou presque et surprise, il faut payer des taxes d'embarquement au terminal terrestre (bus). En même temps un gars de l'hôtel nous trace après. On n'avait pas payé le petit déj (normalement compris dans le prix avec la nuit!) Bref, on lui a donné ce qui nous restait, c'est à dire pas grand chose et on est partis pour la frontière.
Avant la frontière, on s'arrête pour changer nos derniers sol en bol mais comme on n'avait plus de sol et qu'il ne prenait soit disant pas les dollars, on repartait sans bol. Passage de la frontière sans problème sauf peut-être pour un couple de français résidant à Lima et dont la femme n'avait pas son passeport en règle. Mais surprise en arrivant à Copacabana nouvelle taxe à payer en bol, mais on n'en a pas, nous, de bol! C'est un autre couple de français amis de ceux d'avant, qui nous ont payé la taxe (merci copains!).
Arrivée à Copacabana, toute la ville est en fête depuis 1 jour et les rues sont bondées. On se fraye un passage entre les stands d'artisanats et culinaires d'où les odeurs savoureuses de petits poulets grillés et autres fritures nous font saliver. Découverte d'un super hôtel (mais sans eau chaude, il ne faut pas exagérer) avec vue sur la baie du lac Titicaca.
Promenade dans la ville et repas dans un resto bien coté de Lonely Planet. Résultat des courses 2 truchas excellentes et deux plats de légumes, pour les filles, habités par d'innombrables moucherons. Et, du coup, Carole se lève et... tourista est arrivée eh eh sans se presser eh eh. Commentaires détaillés de l'intéressée...
Séb
Eh oui, une semaine entière sans problème d'intestin, c'était déjà un record mais là, il fallait bien que cela arrive. Un urgent besoin me prend les tripes. Je me dirige vers les banos du restaurant, eh oh surprise! il n'y a pas de portes aux toilettes mais comme l'envie devenait vraiment très pressante, je m'engage quand même dans le compartiment WC. L'état des toilettes n'était pas vraiment dans les normes d'hygiènes suisses! Pas de chasse d'eau et d'autres personnes pas très en forme non plus sont passées visiblement avant moi. Maintenant, le soucis était qu'il fallait viser les toilettes, sans s'asseoir bien sûr, et faire attention que ce qui était à l'intérieur de la cuvette n'éclabousse pas mes fesses, sous peine de choper je ne sais quelle cochonnerie! Dans cette manoeuvre périlleuse, je me suis emplâtrée le bas de mes pantalons! Je ne m'en suis aperçue qu'une fois arrivée à table! Inutile de vous décrire ma gêne envers mes compagnons de tablée! Anne a bien rigolé et a eu de la peine à s'en remettre! Sur ce, j'ai enlevé le bas de mes pantalons et j'ai filé à l'hôtel pour faire une petite lessive, prendre un imodium et c'était plus ou moins reparti pour un tour.
Le soir, souper dans un bon resto le Sunja Wasi, de meilleure qualité que celui de midi avec un décor très sympa.
Carole
Isla de sol y de la Luna
Lundi 5 août 2002
Réveil, il est 7 h 00 (presque la grasse matinée...). Petit déj avec frappé à la banane, très bon.
Départ à 8 h 00 en bateau via l'Isla del sol (1h45 - 2h00), on débarque et nous voilà reparti pour une petite marche de 2 heures. La vue depuis l'île est très belle. Le lac Titicaca ressemble beaucoup à la mer, on aurait presque envie de se baigner...mais la "calor" n'est pas vraiment avec nous. Il fait super beau et chaud pour la Bolivie, mais ça ne vaut pas la Méditerranée. Bref, chemin faisant, on se perd un peu et on a dû traverser les pâturages pour rejoindre le port à temps. Sur l'île, il y a un labyrinthe (site Inca?) et vue sur le lac avec les îles et les montagnes enneigées (6'400 m) en arrière plan. De quoi régaler nos yeux!
Puis, direction l'île de la Luna (petit arrêt au Nord et au Sud de l'île del Sol), beaucoup plus petite. Grimpette au sommet, vite fait bien fait... merci, mais la pompe va bientôt lâcher!... la mienne donc...
Puis le retour à Copacabana (2h00) fût très "italien" pour Eugène et moi. Rencontre de Franco, Eros le héros du gag, Lucienne, Roberta... Bref, bonne petite causette et échange mutuel de photos qu'on mettra sur internet.
Voilà, chouette et longue journée avec un souper bien mérité, alors retour au Sujna Wasi parce qu'on a faim et on ne veut pas prendre de risque inutile...
Anne
1er séjour à La Paz
Mardi 6 août 2002
Départ de Copacabana pour La Paz, nous nous installons dans le bus pour environ 3h30. C'est le jour de la fête nationale bolivienne.
Au milieu du trajet, le bus s'arrête pour traverser un bras du lac Titicaca. Nous descendons du bus pour embarquer sur des petits bateaux alors que le bus sera embarqué sur un bac. C'est le Ferry bolivien! De l'autre côté, il y a une fanfare et des danseurs qui font la fête. Nous poursuivons alors notre trajet jusqu'à l'immense La Paz qui se situe en cuvette.
Nous nous baladons dans La Paz et dans le quartier où nous étions, il y avait des stands de sorcellerie qui vendaient des foetus de lama séchés (beurk!).
Pour le souper, nous avons cherché en vain le fameux restaurant el Rodéo et nous avons fini dans un pub-pizzeria où Séb nous a commandé 2 litres de bière pour nous deux! (Facile)
Eugène
Juste encore une chose par rapport à l'arrivée à La Paz. Première impression, ville bombardée avec des maisons à moitié construites et beaucoup de pauvreté, ambiance pesante et pas très agréable. Plus nous descendons dans le creux de ville, plus celle-ci s'embellit, c'est le quartier riche.
Carole
Transit à Oruro
Mercredi 7 août 2002
Attente à l'hôtel Copacabana pour une réservation du train pour Uyuni. Le veilleur de nuit tente une réservation sans succès. Ensuite, vers 8h00, l'agence à côté de l'hôtel essaie à son tour sans succès. Va-t-on se taper environ 14 heures de bus? L'agence ensuite nous informe qu'on ne peut pas réserver le train mais nous conseille d'essayer à Oruro. Le temps presse, on prend nos cliques et nos claques, on saute dans un taxi qui nous emmène au terminal du bus d'où l'on saisit des billets à la volée et sitôt assis, le bus démarre pour Oruro. Quelle course!
Arrivés à Oruro à environ 13h00 pour réserver les billets de train pour Uyuni, manque de bol, les guichets n'ouvrent qu'à 14h30. Attente devant la porte pour être sûrs d'être dans les premiers pour avoir des places. Là, quelques frictions avec la population locale qui elle aussi, veut être dans les premiers (dame avec le chapeau). Les guichets ouvrent enfin et soulagement pour nous tous, on a enfin les billets.
Reste l'hôtel à Uyuni à réserver car on arrive à 2h00 du mat. Et là, on téléphone depuis la centrale impossible d'atteindre les hôtels. Tout à coup, Anne se retourne et voit un pote d'école!
Pur hasard, ou alors on est vraiment béni des dieux. Matthieu nous réserve un endroit où dormir et nous prend en charge à la manière d'Olga à Cuzco. Visite rapide du marché et petit déj (dîner vu la consistance) comprenant un espèce de beignet au fromage et la boisson composée de 2 sortes de maïs, cela s'appelle le api. En courant toujours, Matthieu nous emmène à l'entrée d'une ancienne mine convertie en musée. La particularité de cette entrée de mine est qu'elle est située à l'intérieur d'une église. Toujours à la bourre, on se dirige en taxi à la gare en remerciant Matthieu pour sa visite guidée mais hélas un peu trop courte.
Départ en train et surprise, on n'est pas dans un train ordinaire mais dans une véritable montagne russe. Arrivée à Uyuni 7 heures plus tard, au milieu de la nuit avec, en plus, un froid glacial. Nous rejoignons l'auberge de jeunesse à environ 2h30 du mat pour un dodo bien mérité.
Carole
Séjour à Huyuni
8 août 2002
Réveil à 10h, recherche d'une agence pour le tour de 4 jours dans les salars. Les références d'agence dans le Routard et le Lonely Planet ont été nos priorités mais malheureusement tout était complet. On se rabat sur une petite agence "Juliet Tours". Après ce petit moment de suspens, nous allons enfin prendre un bon petit déjeuner comme les boliviens savent si bien les faire. Puis, direction la poste pour l'achat de timbres et envoi des cartes.
Réservation pour le trajet en bus pour Potosi. Nous longeons la voie de chemin de fer qui traverse curieusement une partie du village. Les détritus jonchent le sol et font place à un décor de science fiction. Après 40 minutes de marche, nous arrivons enfin à destination. C'était très étrange, les derniers rayons du soleil caressaient de vieilles carcasses de wagons complètement désossées. Nous retournons ensuite sur le village et en passant devant un petit restaurant, le Kactus, une bonne odeur nous chatouille les narines. Malheureusement, ces plats n'étaient pas à la hauteur de l'odeur, mais comme on avait faim... Ensuite, on a joué aux cartes et comme on a gagné une partie chacun, il va bien falloir faire la belle!
21h. Couvre-feu. Eugène nous traite de lopettes, mais cela ne nous a pas empêché de nous endormir très vite.
Carole
Tour des Salars, 1er jour
9 août 2002
On attend ce jour depuis 2 jours...
Aujourd'hui, on commence notre périple de 4 jours dans les salars. Après un bon déjeuner on s'installe dans la jeep et avec un peu de retard, départ pour le salar. La lumière et la réverbération du sel sont éblouissantes (lunettes de soleil obligatoires). Les montagnes éloignées sont coupées en morceaux, on a l'impression qu'elles flottent dans les aires. Le ciel rejoint les salars pour ne faire plus qu'un. C'est un spectacle hallucinant. Le salar est tellement plat qu'on se croirait sur l'autoroute.
Premier arrêt dans un village où logent les travailleurs et deuxième sur leur lieux de travail. Les ouvriers sont cagoulés avec des espèces de chaussettes pour se protéger. Les conditions de travail sont vraiment pénibles. Poursuite de notre aventure et arrêt dans une espèce d'oasis au milieu de nulle part: "Isla del Pescado". Oasis mais sans palmier et sans beaucoup d'eau remplacée par des cactus et rochers poreux. Les cactus de l'Isle del Pescados ça sent pas bon... Juste avant de repartir, un groupe folklorique commença à jouer et Anne s'est fait enrôlé par une danseuse dans une ronde interminable. Sur ces émotions, on reprend le 4x4 pour ressortir du salar et se reposer à San Juan, dans une petite auberge très sympathique et rudimentaire et sympathique...
Séb
Tour des salars, 2ème jour
10 août 2002
Réveil tôt le matin (pour changer). On se dépêche de déjeuner afin de pouvoir embarquer dans notre super 4x4 à 6h30!!
En route on s'arrête à la Vallée de Rocas et Eugène en profite pour s'entraîner un peu afin d'avoir le niveau pour faire le Cervin dès son retour en Suisse! Puis, départ direction la Laguna Colorada. Quel émerveillement à l'approche de celle-ci. Le reflet des montagnes à l'entours dans l'eau de la lagune est un délice pour les yeux. On en profite pour manger une morse à l'entrée du site.
Sandwichs aux légumes, oeufs durs, patates, bref... toujours accompagné de ketchup, mayo et moutard. Dessert: bananes au "yaourt chimique". Visite de la lagune en 4x4. Waou, des flamants roses de tout coté, c'est magique!
Malheureusement, de dizaines de cadavres et d'oeufs de flamants gisent sur le sol, suite au grand froid survenu quelques semaines auparavant, lors de El Nino. Sur ce, on a continué via un petit refuge un peu misérable. Pas d'eau, chiottes bof bof... bref, on a fait une petite promenade sur un iceberg en borax, c'était très spécial comme décor, un peu lunaire. Très beau en tout cas. Puis, après un petit café, thé, biscuits, on enchaîne avec un souper comme on les aime "spagouzes sauce tomate!" On tape un peu la carte, mais vu le froid mordant qui règne dans cette salle à manger, la soirée fut assez courte et on a filé au lit car le lever du lendemain sera bien rude... à 5h!!!
Anne
Tour des salars, 3ème jour
11 août 2002
Départ à 5h30 après une nuit assez froide. Nous roulons jusqu'au lieu dit des geysers (4850m). Ce sont des fumerolles qui restent impressionnantes. Le chauffeur nous laisse à un endroit où nous pouvons admirer une belle fumerolle et jouer avec en y balançant des morceaux de neige pour les propulser en l'air. Nous nous baladons au travers des sources de boues chaudes lorsque nous pouvons contempler le lever du soleil.
Nous nous rendons ensuite aux sources d'eau chaudes où nous nous baignons (eau à 28°C environ) pendant que notre cuisinière nous prépare le petit déjeuner. Le petit bain matinal fût bien agréable. Nous repartons ensuite pour la Laguna Verde qui se situe à quelques kilomètre du Chili et de l'Argentine. Nous avons attendu en vain que le vent souffle sur la lagune pour qu'elle se colore, pas de vent alors ont est repartis!
Nous nous arrêtons au bord de la laguna Colorada pour manger les sandwichs de midi. L'après-midi, nous roulons jusqu'à Alota où nous passerons la nuit.
Eugène
Tour des salars, 4ème jour
12 août 2002
Une fois n'est pas coutume, lever à 8h30 grasse matinée. Aujourd'hui retour sur Huyuni. En route pour San Christobal avec tour de l'église (l'intérieur fermé). Poursuite pour San Augustin où l'on s'arrête pour manger et où les gamins du coin s'arrachaient nos quartiers d'orange pour les mangers jusqu'à la pelure.
Pour la dernière ligne droite on a eu l'impression de rouler en formule 1 (à la Stahlouille) puisque le pot d'échappement de notre 4x4 est resté sur la piste.
Juste avant l'arrivée on s'arrête au cimetière des trains (épaves de locomotives en décomposition) dont on avait eu un aperçu quelques jours avant.
Départ en bus de nuit pour Potosi accompagné de femmes typiques du pays qui s'installèrent dans le couloir du bus et dont une avait une biquette dans les bras...
Séb
Visite des mines de Potosi
13 août 2002
Notre bus est arrivé avec 2h de retard à Potosi, soit à 2h au lieu de minuit. Nous nous rendons à l'hôtel en taxi. Bien sûr, la porte était fermée. Séb sonne quelques coups, mais rien ne se passe, puis il resonne et donne un coup de buttoir, mais toujours rien ne se passe. C'est alors que Carole assène une belle et longue saccade de buttoir. C'est alors que le gardien de l'hôtel sort agacé de peur que nous ayons réveillé tout le quartier.
Nous dormons peu mais bien pour nous réveiller à 8h00. Comme le réveil fût plus dur pour Eugène que pour les autres, ce dernier tardait à s'extraire de son sac de couchage. Il se décida à en sortir lorsqu'il se rendit compte que la chambre était un vrai hall de gare puisque trois israéliennes la traversaient pour se rendre à la chambre 17, nous avions la 16.
L'hôtel s'occupait aussi des visites des mines, alors tout a été très vite. On nous a refilé des bottes, des surpantalons, des survestes et un casque. Nous prenons un bus pour nous rendre aux mines. Nous achetons des sacs tout prêts avec:
de la dynamite, son détonateur et sa mèche
de la coca, des cigarettes et du carbure de calcium
Nous recevons chacun une lanterne de mineur et nous commençons à entrer dans la mine. Après 15 mètres, Carole nous indique qu'elle nous attendra dehors où elle s'est fait persuader pour nous rejoindre et nous quitter définitivement à 40 mètres. Nous progressons pliés en deux (Anne était encore debout), à quatre pattes. Nous descendons des petits toboggans puis nous devons nous enfiler dans un trou où on passait juste (deux types en haut pour tirer Anne qui est restée coincée et moi qui la poussait par en bas). Encore un bout d'escalade, puis une petite descente par le même chemin et enfin on ressort. Ça fait du bien le grand air!
Après les mines, nous allons prendre le bus de nuit pour La Paz. Un tape-cul de première! Nous arrivons enfin à La Paz vers 7h du mat.
Eugène
Derniers jours à La Paz
14 août 2002
Nous prenons enfin une bonne douche chaude dans le même hôtel où nous étions auparavant.
Et comme la nuit fut pénible, nous nous octroyons une petite sieste réparatrice. Vers midi, nous sortons faire des emplettes au marché artisanal.
Nous avons aussi visité le musée de la coca qui était très intéressant.
Le soir, nous sommes allés souper dans un chouette petit resto très sympa où il ne restait plus qu'une table pour nous! Anne a pris un plat typique composé de viande séchée de lama, d'une variété de petites pommes de terre au goût de châtaigne en lieu et place de la purée de maïs qu'elle attendait. Inutile de préciser qu'elle n'a pas terminé son assiette.
Eugène
Pour information consultez le site:
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