Dimanche 26 - Lundi 27 octobre 1997
Tout d'abord, soulagement au départ de Paris, en voyant la gueule de l'avion: ce n'est pas un Tupolev, mais un Boeing 767 tout neuf. Ça met en confiance.
Pour un moment en tout cas. Car à l'approche de notre escale à Dubaï, toutes les lumières sont éteintes. On se croirait en pleine guerre du Golfe!
À l'aéroport, turbans et voiles coraniques, on se croirait dans "Tintin au pays de l'or noir". Les services de sécurité sont très méfiants. Par contre, l'arrivée de nuit au dessus de cette ville (Pays?) est très impressionnante. Des kilomètres carrés striés de lumières éclairant les rues, comme d'immenses guirlandes posées sur le sol.
Avant d'atterrir à Ho Chi Minh Ville, premières impressions du Vietnam: des forêts impénétrables et je n'ose imaginer la faune qui s'y promène...
Premiers pas sur le sol Vietnamien. Chaleur!
Première surprise, nos bagages, sensés être enregistrés jusqu'à Huê, traînent à même le sol de la salle d'arrivée. Autant assurer et s'en occuper nous-même!
On sort: une foule considérable est massée derrière des grilles et semble attendre les voyageurs.
Aussitôt, un petit chauffeur de taxi nous propose mille choses que nous ne comprenons pas. On essaye de lui expliquer qu'on va à Huê. Plus tard, il voudra emmener Corinne en ville pour acheter une carte.
Avant d'arriver à l'aéroport de brousse de Huê, nous avons survolé des rizières. Au milieu d'elle, un petit village. Evidement il pleut.
On se précipite vers la grange qui sert de hall d'arrivée. Quelques minutes après à peine, nos bagages arrivent tirés sur de gros chariots amenés à l'intérieur. Commence alors une course folle au klaxon, dans le bus nous emmenant au centre. Des vélos, vélomoteurs et piétons encombrent les routes et sont bien plus nombreux que les quelques voitures. Pourtant, chacun veux forcer le passage.
Arrivés au "Mini-Hotel" (très bien!), nous nous installons et sortons. Aussitôt, un essaim de cyclos se presse autour de nous. Assis toute la journée, nous voulons marcher un peu, et refusons aussi poliment que possible. Ils nous suivent alors à la vitesse du pas tout au long de notre marche. On est à l'aise!!
Plein de petits enfants nous suivent également pour nous vendre des cartes. Finalement, après avoir bien manger sur un "restau-bateau", nous nous laissons tenter par deux cyclos et nous faisons bien entendu arnaquer! Le métier rentre! Une bonne douche froide et au dodo!
En ce premier jour, nous avons été frappés par la foule sur le bord des routes et les femmes très droites, tirées à quatre épingles qui pédalent, très dignes, sur les chemins boueux.
Mardi 28 octobre 1997
Une journée placée sous le signe de la pluie. Dés notre réveil, elle ne cessera de tomber jusqu'au soir. Nous visitons tout de même le marché Dong Ba, très grand, plein d'odeurs plus que de couleurs vu le temps grisâtre. Puis nous commençons la visite de la cité impériale mais trempés jusqu'aux os, nous devons battre en retraite jusqu'au Mini-Hotel. Le peu de touriste que nous avons croisés étaient pieds nus dans des sandales. Ils avaient bien raison! Nos grosses godasses de marche sont trempes jusqu'à la fin des vacances.
Ayant dû m'acheter une longue pèlerine, je pars donc à la recherche de sandales. Malheureusement, je n'en trouve qu'une paire pour Nic. Ça lui va à ravir! Nouvellement équipés, nous partons au bistrot d'en face croquer une morse. Nous discutons avec le proprio, qui à également un "bateau-dragon" et qui organise des excursions qui partent à 8heures pour visiter les tombeaux de la Rivières des Parfums.
Bien qu'il soit déjà 15heures, il nous propose de partir quand même. Départ pour une balade de trois heures. Dommage qu'il pleuve, car les paysages sont magnifiques. En plus, il y a des gens avec leurs chapeaux pointus sur leurs sampans. Arrivés à proximité de la tombe de Tu Duc, le pilote nous indique que c'est à 1 kilomètre, et qu'il faut être de retour dans ½ heures. Inutile de dire qu'on commence par se perdre et qu'on arrive à l'entrée dix minutes avant la fermeture. Ça tombe bien, car on n'aurait de toute façon pas eu le temps de visiter. Sur le chemin du retour, on s'arrête encore à la Pagode Tien Mu. Dommage qu'il fasse nuit, ça a l'air tout bonnement magnifique.
Le bateau nous dépose dans l'obscurité totale sur la berge et nous rentrons. À peine arrivés, nous constatons que la crème à bronzer s'est vidée dans le sac. Nous passons donc une belle soirée à nettoyer les billets d'avions, le guide, les papiers et le sac lui-même.
Quelle journée! Tous ces événements nous ayant creusés, nous décidons d'aller manger quelque chose au bistrot d'en face, décidément très sympa. Nous y rencontrons l'associé du patron qui parle français et qui connaît mieux la Suisse que nous, du moins en théorie. Très chouette discutions qui se poursuit jusque tard dans la nuit. On y a notamment appris que Corinne ressemble à Sophie Marceau. Quand je dis tard dans la nuit, ça veut dire 22h30. Arrivés devant l'hôtel, la grille et fermée par une énorme chaîne et un non moins énorme cadenas. Nous crions et un type finit par sortir pour nous ouvrir.
Cinq minutes plus tard et on se demande ou on aurait dormi! Ce qu'il ne dit pas. C'est que ça fessait un bon moment que Nic avait demandé pour payer, à sa façon: "Can we have the bill"? Et le patron a compris qu'il voulait une bière! Du coup, il a fallu la boire. Hips!! Bonne nuit!